Mon enfant est-il un lecteur dyslexique?
Telle fut la question posée  par un couple de parents tout à fait alarmés, lors d’une évaluation en lecture et en écriture de leur fils de 9 ans.

Définition
Pour répondre à une telle question, il importe de bien définir ce que l’on entend par «dyslexie». Le préfixe «dys» signifie difficulté et le terme «lexie» fait référence à la lecture. Il s’agit donc d’une difficulté de lecture qui se manifeste par des méprises. La Fédération mondiale de neurologie la définit comme étant un trouble neurologique qui se manifeste par des difficultés de lecture et d’écriture.

Symptômes
Dans plusieurs cas, il arrive que le jeune présente les mêmes symptômes que ceux attribués à un lecteur dyslexique, mais rien n’est décelé à l’examen neurologique.

Voici des manifestations que présente ce type de lecteur:

  • confond certains sons et certaines lettres;
  • intervertit la position des lettres dans un mot;
  • supprime des mots, en ajoute ou en change;
  • détache des mots ou fait des arrêts inopportuns ne permettant pas de saisir le sens des expressions, des propositions ou des phrases;
  • pour intervenir plus efficacement, il importe de bien comprendre les éléments qui entrent en jeu dans le processus de lecture. Ce processus est composé d'aspects d'ordre perceptif et d'aspects de l'ordre cognitif.

Concernant la perception auditive, on note des confusions entre des lettres qui se ressemblent au plan sonore. Par exemple, le f et le v, le ch et le s, le p et le b, etc.

Concernant la perception visuelle, on relève une confusion entre deux lettres qui se ressemblent graphiquement. Par exemple, le t et le f, le e et le a, le n et le u, etc.

Les aspects d'ordre cognitif font référence à la connaissance du langage que l'enfant possède déjà et à sa connaissance de l'environnement.

Fondements théoriques
Il a été démontré que les lecteurs considérés dyslexiques utilisent le même processus de lecture que les autres enfants. Une connaissance approfondie de ce processus et des éléments qui entrent en jeu dans le processus d’apprentissage font en sorte de faciliter l’acquisition de la lecture. Les connaissances initiales du lecteur sur le sujet traité dans le texte de même que ses connaissances du langage (aspects cognitifs) entraînent un décodage (aspects perceptifs) correct. Autrement dit, l’aspect cognitif est prépondérant aux aspects perceptifs. En fait, les connaissances que l’enfant possède du langage - connaissance intuitive - et du monde qui l’entoure servent d’appui pour décoder les symboles graphiques. L’accent doit donc être mis sur le sens plutôt que sur le code.
L’aspect cognitif s’inscrit dans le langage «entier» composé de quatre éléments: l’écoute, le parler, la lecture et l’écriture. Plus ces différents éléments sont intégrés, plus l’apprentissage du langage devient intéressant pour le jeune, et par conséquent,  plus efficace.